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Métiers15 mai 2026 · 11 min de lecture

Salon de coiffure : pourquoi vos fauteuils restent vides en semaine (et comment les remplir)

Un fauteuil vide un mardi après-midi, c'est du chiffre d'affaires parti pour toujours : impossible de le rattraper. La plupart des salons de coiffure subissent ce yo-yo entre un samedi blindé et une semaine désespérément calme. Le réflexe est de brader, ce qui abîme l'image. Je vous explique comment je vois les salons remplir leurs heures creuses en pilotant la demande, pas les prix.

Salon de coiffure moderne avec fauteuils vides en milieu de semaine, lumière naturelle douce
Photo : Pexels
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Léo

Cofondateur de Pépite Pass

Il est 15 h un mardi. Dans votre salon, un bac de lavage qui chauffe pour rien, deux fauteuils vides, et une coiffeuse qui balaye des cheveux qui ne sont déjà plus là. À côté, votre cahier de rendez-vous du samedi est barré du matin au soir, avec une liste d'attente que vous n'arrivez pas à caser. Ce déséquilibre, ce yo-yo entre un week-end saturé et une semaine au ralenti, c'est la première fuite de chiffre d'affaires d'un salon de coiffure. Et la mauvaise nouvelle, c'est qu'un fauteuil vide ne se rattrape jamais.

Je m'appelle Léo, je dirige Pépite Pass. On opère des cartes de fidélité Apple Wallet et Google Wallet pour des commerces de proximité un peu partout en France, et les salons de coiffure font partie des métiers où je vois le plus clairement ce problème de concentration de la demande. Le coiffeur qui me dit « je manque de clients » a presque toujours, en réalité, le bon nombre de clients : ils sont juste tous empilés sur les mêmes deux jours.

Cet article n'est pas un cours sur la technique de coupe ou sur le choix de votre marque de couleur : vous connaissez votre métier mieux que moi. Mon sujet, c'est le pilotage de votre planning : comment remplir le mardi et le mercredi après-midi sans casser vos prix, sans abîmer votre image, et sans dépenser un budget que vous n'avez pas. Là, j'ai de quoi dire.

1. Le vrai problème n'est pas le volume, c'est la concentration

Première chose à comprendre : un fauteuil vide n'est pas une vente en moins, c'est une vente définitivement perdue. Une coupe non vendue le mardi à 15 h ne se reporte pas sur le samedi : le samedi est déjà plein. Vous ne rattraperez jamais cette heure-là. C'est ce qui rend le problème si insidieux : il ne fait pas de bruit, il n'y a pas de cliente mécontente, juste un trou silencieux dans la caisse à la fin de la semaine.

Posez votre semaine à plat et vous verrez le pattern tout de suite :

CréneauTaux de remplissage typiqueCe qu'il s'y joue
SamediSaturé, liste d'attenteDemande refusée faute de place
Vendredi fin de journéePleinLes actifs avant le week-end
Mardi / mercredi après-midiTrès creuxPure perte sèche, non rattrapable
Jeudi matinVariable, fragileLe premier à sauter en cas de désistement

Le réflexe le plus naturel face à ça, c'est de chercher plusde clients : une campagne sur les réseaux, des flyers, une promo d'ouverture. Mais ajouter de la demande à un salon qui refuse déjà du monde le samedi ne fait qu'empiler encore plus de monde sur les créneaux pleins. Vous dépensez pour aggraver votre propre embouteillage. Le bon objectif n'est pas d'augmenter la demande, c'est de la lisser.

2. Pourquoi le réflexe « je baisse les prix en semaine » se retourne contre vous

Quand un salon décide d'attaquer ses heures creuses, la première idée qui sort est presque toujours : « -20 % sur les couleurs du mardi ». C'est tentant, c'est simple, et c'est une erreur. Voilà ce qui se passe vraiment quand vous bradez en semaine :

  • Vous cannibalisez votre plein tarif.Une partie de vos clientes du samedi à 60 euros sont parfaitement capables de venir le mardi. Si vous affichez -20 % le mardi, elles décalent : vous ne gagnez pas une cliente, vous perdez de la marge sur une cliente que vous aviez déjà.
  • Vous éduquez votre clientèle à la promo.Une fois qu'une cliente a payé son balayage 20 % moins cher, le plein tarif devient psychologiquement « le prix gonflé ». Vous abîmez la valeur perçue de tout votre travail.
  • Vous attirez la mauvaise clientèle.Les chasseuses de promo ne sont pas fidèles par définition : elles iront chez le concurrent qui bradera la semaine suivante. Vous remplissez le mardi avec des gens qui ne reviendront pas.

La solution n'est pas dans le prix, elle est dans le ciblage. Il ne faut pas crier une promo publique à tout le quartier. Il faut chuchoter une attention précise à la bonne personne, sur le bon créneau, au bon moment. Et pour chuchoter, il faut un canal direct vers vos clientes. C'est tout l'enjeu.

J'ai détaillé ce raisonnement sous l'angle du revenu dans un autre article, parce que c'est exactement le même mécanisme : pourquoi le revenu d'un coiffeur indépendant est une vraie variable, et pas une fatalité subie. Le planning, c'est le levier numéro un de cette variable.

3. Le canal direct : votre vrai levier sur les heures creuses

Le problème de fond, c'est que la plupart des salons n'ont aucun moyende joindre leurs clientes entre deux rendez-vous. Vous avez peut-être 800 personnes dans votre logiciel de caisse, mais aucun tuyau direct, gratuit et lu pour leur dire « il me reste un créneau cet après-midi ». Le téléphone, c'est long et ça dérange. Le SMS, ça coûte plusieurs centimes pièce et ça finit en spam commercial. L'e-mail, personne ne l'ouvre.

C'est là que la carte de fidélité digitalechange la donne, pas pour son compteur de points, mais pour le canal qu'elle vous ouvre. Quand une cliente ajoute votre carte à son Apple Wallet ou Google Wallet, vous gagnez la possibilité de lui envoyer des notifications gratuites et illimitéesdirectement sur son écran de verrouillage. Concrètement :

  • Un désistement libère votre fauteuil à 14 h ? Vous poussez en deux clics : « Créneau coupe-brushing libre cet après-midi à 14 h, répondez pour le réserver ». Vous transformez un trou en rendez-vous.
  • Votre mercredi après-midi est désert ? Vous poussez une attention ciblée (un soin offert pour tout rendez-vous pris mercredi) uniquementaux clientes susceptibles d'être libres en semaine, pas à tout le monde.
  • Une cliente n'est pas venue depuis trois mois ? Vous la relancez sans décrocher le téléphone, au moment où vous avez de la place à lui offrir.

La différence avec le SMS est financière et elle est énorme : le push Wallet ne coûte rien à l'envoi, vous pouvez donc communiquer à la fréquence qui sert votre planning sans regarder le compteur. J'explique en détail pourquoi ce canal est lu là où l'e-mail meurt dans cet article : les notifications push Wallet qui font revenir vos clients sans coût. C'est écrit côté restaurant, mais le mécanisme est rigoureusement le même pour un salon.

Une question sur le canal de notifications ? Écrivez-moi

4. Le géo-push : la proximité comme déclencheur

Un salon de coiffure est un commerce de quartier par nature. Vos clientes habitent ou travaillent à côté, et elles passent physiquement devant votre vitrine plusieurs fois par semaine sans y penser. Le géo-push à 100 mètresexploite exactement ça : quand une cliente qui a votre carte dans son Wallet passe à moins de 100 mètres du salon, son téléphone peut afficher une notification.

Imaginez la scène : une cliente rentre du travail un jeudi soir, elle passe devant votre salon, et son écran affiche « Il nous reste un créneau brushing demain matin, ça vous tente ? ». Le message tombe pile au moment où elle est dans la rue, à trois mètres de votre porte, dans le bon état d'esprit. Aucun budget publicitaire ne vous achète ce niveau de pertinence de timing et de lieu. C'est de la présence à l'esprit déclenchée par la proximité réelle, pas par un matraquage permanent.

Bien sûr, ça se manie avec doigté : on ne géo-push pas tous les jours, on garde ça pour les moments où ça sert vraiment (un creux à combler, une nouveauté à annoncer). Mais utilisé avec parcimonie, c'est l'un des outils les plus efficaces que je vois tourner chez les commerces de proximité.

5. La carte fidélité, l'autre moitié de l'équation

On a parlé du canal, mais n'oublions pas le cœur du sujet : la fidélité elle-même. Un salon vit de la fréquence de retour. Une cliente qui revient toutes les six semaines pour sa couleur vaut infiniment plus qu'une nouvelle tête qui passe une fois. La carte de fidélité Wallet sert d'abord à raccourcir le délai entre deux visites et à verrouiller cette régularité :

  • Trois mécaniques au choix : points (1 euro dépensé = X points), tampons (la version digitale de la carte carton, par exemple le 10e brushing offert), ou cagnotte/cashback. Vous choisissez ce qui colle à votre clientèle.
  • L'effet de progrès doté : dès qu'une cliente voit qu'elle a cumulé quelques tampons vers sa récompense, son cerveau lui dit qu'il serait dommage de ne pas aller au bout. C'est un mécanisme documenté en psychologie comportementale depuis des années, et il fonctionne aussi bien sur un brushing que sur des points Sephora.
  • Un push automatique d'anniversaireou de points à utiliser : autant de prétextes légitimes pour ramener une cliente, et tant qu'à faire, sur un créneau creux.

La carte digitale règle aussi tous les défauts de la carte carton : elle n'est jamais perdue (elle est dans le téléphone), jamais oubliée à la maison, elle ne vous coûte rien en impression, et surtout elle vous donne un CRM : vous voyez vos meilleures clientes, vos courbes de retour, qui n'est pas revenu. C'est cette donnée qui vous permet de cibler intelligemment vos relances de créneaux creux au lieu de crier dans le vide.

Pour le détail des mécaniques de fidélité spécifiques aux métiers de la beauté, j'ai écrit un guide dédié : le programme de fidélité pour coiffeur et institut de beauté. Il complète bien cet article : ici on parle de remplir le planning, là-bas de construire la régularité sur la durée.

6. Un plan concret pour les 30 prochains jours

Assez de théorie. Voilà ce que je conseillerais à un salon qui veut s'attaquer sérieusement à ses heures creuses dès maintenant, sans tout chambouler :

Semaine 1 : équipez la caisse.Posez le QR code de votre carte de fidélité près du bac de paiement, avec une affiche claire. Formez l'équipe à le proposer systématiquement : pendant que la couleur pose, la cliente a tout le temps de scanner. Objectif : faire entrer un maximum de vos habituées dans le Wallet, parce que c'est elles qui rempliront vos creux.

Semaine 2 : segmentez.Dans votre CRM, repérez les profils qui peuvent venir en semaine : retraités, indépendants, télétravailleurs, parents en congé, étudiants. Ce sont vos cibles prioritaires pour les relances de créneaux creux. Inutile de pousser un mardi 15 h à quelqu'un qui bosse en horaires fixes.

Semaine 3 : testez le push anti-désistement.Au premier trou de planning qui apparaît, ne le subissez pas. Poussez une notification ciblée « créneau libre cet après-midi » à votre segment semaine. Mesurez combien de fauteuils vous récupérez. C'est le test le plus parlant : vous verrez du chiffre d'affaires apparaître là où il n'y avait que du vide.

Semaine 4 : installez le rituel.Mettez en place une attention récurrente sur votre jour le plus creux (un soin offert, une priorité de rendez-vous, jamais une casse de prix publique), réservée à votre segment semaine. L'idée est de créer progressivement une habitude : « chez mon coiffeur, le mercredi, on est chouchoutée ».

Aucune de ces étapes ne demande de baisser vos tarifs affichés. Aucune ne demande un budget publicitaire. Tout repose sur un canal direct vers vos clientes existantes et un peu de ciblage. C'est ça, piloter la demande au lieu de la subir.

7. Et si je n'ai vraiment pas assez de clientes ?

Soyons honnêtes : certains salons, surtout les plus jeunes, n'ont pas qu'un problème de concentration, ils ont un vrai déficit de notoriété locale. Dans ce cas, avant même de lisser, il faut faire connaître le salon et soigner sa réputation en ligne. La note Google d'un salon de coiffure pèse lourd : c'est souvent le premier filtre d'une nouvelle cliente qui cherche un coiffeur dans le quartier.

C'est là qu'un outil comme la roue de la chancepeut aider : la cliente scanne un QR en salon, joue dans son navigateur (sans application), gagne un petit lot, et en échange laisse un avis Google. Pour récupérer son lot, elle doit revenir au salon : un scan devient une visite, puis une cliente régulière. Ça transforme le moment gênant du « j'ose pas demander un avis » en jeu rapide pendant que la coloration pose. Mais ça, c'est le sujet de l'acquisition : une fois la cliente entrée, c'est bien la fidélité et le pilotage du planning qui la feront revenir.

Cette logique de lissage de l'activité n'est d'ailleurs pas propre à la coiffure : tous les commerces saisonniers ou à demande concentrée vivent le même défi. J'ai écrit des choses proches pour d'autres métiers, par exemple sur lisser la saisonnalité d'une fromagerie ou sur la façon de se démarquer avec un club quand on ouvre une cave à vin. À chaque fois, le fil rouge est le même : garder un canal direct vers ses clients pour piloter la demande plutôt que de la subir.

8. Si je devais résumer en une phrase

Votre salon n'a pas un problème de clients, il a un problème de répartition. Le samedi déborde, la semaine sonne creux, et chaque fauteuil vide est du chiffre d'affaires parti pour toujours. La tentation de brader est mauvaise : elle abîme votre image et habitue votre clientèle au rabais. La vraie solution est de garder un canal direct, gratuit et lu vers vos clientes déjà fidèles, pour leur pousser la bonne attention sur le créneau exact qui reste vide, au bon moment.

Ce canal, c'est la carte de fidélité dans le Wallet et les notifications gratuites qui vont avec, complétées par le géo-push de proximité et un CRM qui vous dit qui cibler. Le tout coûte moins cher qu'une seule prestation rattrapée dans le mois, et se met en place en quelques jours, sans engagement.

Si vous voulez qu'on regarde votre cas précis, votre planning, vos creux, votre type de clientèle, écrivez-moi sur WhatsApp au 06 03 90 27 83. Je ne vous vendrai pas une solution miracle : je vous dirai ce que je vois marcher chez les salons qu'on accompagne, et si ça vaut le coup pour vous. Vous pouvez aussi voir une démode la carte avant de décider. Mais quoi qu'il en soit : arrêtez de regarder vos fauteuils vides comme une fatalité. Ce sont des rendez-vous qui attendent juste qu'on aille les chercher.

Les questions qu'on me pose le plus

Les réponses honnêtes, sans détour. Si la vôtre n'est pas listée, écrivez-moi sur WhatsApp.

Pourquoi mon salon est-il plein le samedi et vide en semaine ?
Parce que vos clients calquent leur coiffure sur leur semaine de travail. Le samedi est le seul créneau où tout le monde est libre en même temps, donc tout le monde se concentre dessus. Ce n'est pas un problème de demande globale : la demande est là, elle est juste empilée sur deux ou trois plages. Le mardi et le mercredi après-midi sont creux non pas parce que vos clientes ne veulent pas venir, mais parce que personne ne leur a donné une raison de décaler. Tant que vous laissez le client choisir seul, il choisira le samedi. Votre travail, c'est de proposer activement les autres créneaux à ceux qui peuvent se le permettre (retraités, indépendants, télétravailleurs, parents en congé parental).
Baisser les prix en semaine, est-ce une bonne idée pour un salon de coiffure ?
C'est le piège classique. Baisser les prix en semaine remplit peut-être deux ou trois fauteuils, mais ça coûte cher sur le long terme. D'abord vous habituez une partie de votre clientèle à attendre la promo, donc certaines de vos clientes du samedi à plein tarif basculent en semaine au rabais : vous perdez de la marge sans gagner de volume net. Ensuite vous abîmez la perception de votre travail : un balayage à moitié prix le mardi envoie le message que votre prix normal est gonflé. La bonne approche n'est pas de casser le prix de la prestation, mais de pousser une attention ciblée (un soin offert, une priorité de rendez-vous) à des clients précis sur le créneau précis qui reste vide, sans afficher de braderie publique.
Comment prévenir mes clientes d'un créneau libre de dernière minute sans payer du SMS ?
C'est exactement le cas d'usage d'une notification wallet. Quand une cliente ajoute votre carte de fidélité à son Apple Wallet ou Google Wallet, vous pouvez lui envoyer des notifications gratuites et illimitées sur son écran de verrouillage, sans coût par message contrairement au SMS qui coûte plusieurs centimes pièce. Si un désistement libère votre fauteuil à 14 h ce jeudi, vous poussez en deux clics un message à vos clientes du quartier : créneau coupe-brushing libre cet après-midi à 14 h. Vous transformez un trou de planning en rendez-vous, sans dépenser un centime de plus que votre abonnement. Avec Pépite Pass vous avez en plus le SMS et l'e-mail dans la même console si vous voulez doubler le canal sur une cliente VIP.
Qu'est-ce qu'une notification wallet et pourquoi est-elle lue par mes clients ?
Une notification wallet est un message qui s'affiche directement sur l'écran de verrouillage du téléphone, comme une carte d'embarquement qui se met à jour avant un vol. Elle ne passe pas par une application à télécharger : elle est liée à la carte de fidélité que votre cliente a ajoutée à son Wallet. Pourquoi elle est lue ? Parce qu'elle arrive au même endroit que les notifications les plus importantes du téléphone, pas noyée dans une boîte mail surchargée ni filtrée comme un SMS commercial. Le taux de lecture est nettement supérieur à celui d'un e-mail promotionnel. Pour le détail de cette mécanique, j'en parle dans mon article sur les notifications push Wallet, qui s'applique aux coiffeurs comme aux restaurants.
Combien de clients faut-il faire revenir pour rentabiliser un outil de fidélité ?
Faites le calcul avec votre propre ticket moyen. Un abonnement carte de fidélité Pépite Pass est à 39,99 euros par mois, ou 31,99 euros par mois en annuel. Si votre prestation moyenne (coupe, couleur, brushing) tourne autour de 40 à 60 euros, il vous suffit de faire revenir une seule cliente de plus dans le mois, une cliente qui sans relance ne serait pas revenue, pour que l'outil soit remboursé. Tout ce qui passe au-dessus est du bénéfice net. Et l'outil ne sert pas qu'à un retour : il remplit aussi vos créneaux creux, récupère les désistements, et fait revenir les clientes dormantes. Concrètement le seuil de rentabilité est très bas pour un salon de coiffure.
Une carte de fidélité aide-t-elle vraiment à remplir les heures creuses ?
Oui, à condition de l'utiliser comme un canal de communication et pas seulement comme un compteur de points. La carte en elle-même fidélise (la cliente cumule des visites vers une récompense), mais sa vraie force pour le planning, c'est le canal direct qu'elle vous ouvre. Une fois que vos clientes ont votre carte dans leur Wallet, vous avez une liste de diffusion qui vous appartient, gratuite à activer, et que vous pouvez segmenter. Vous poussez une offre de créneau creux uniquement aux clientes susceptibles d'être disponibles en semaine, vous relancez celles qu'on n'a pas vues depuis trois mois, vous annoncez une plage de dernière minute. La carte devient le tuyau par lequel vous pilotez la demande au lieu de la subir.
Mes clientes vont-elles vraiment installer une carte sans application ?
C'est la première inquiétude de tous les coiffeurs à qui j'en parle, et c'est rarement un vrai frein. Il n'y a aucune application à télécharger : la carte s'ajoute en un tap, soit en scannant un QR code posé près de la caisse, soit via un lien SMS ou e-mail que vous envoyez. C'est exactement le même geste que d'ajouter une carte d'embarquement ou un billet de concert au Wallet, un geste que la quasi-totalité des gens a déjà fait. La friction est minime parce qu'il n'y a pas de création de compte, pas de mot de passe, pas de mise à jour à installer. Au fauteuil, pendant que la couleur pose, votre cliente a tout le temps de scanner le QR. C'est souvent réglé en moins de dix secondes.
Le géo-push à 100 m, comment ça marche pour un coiffeur de quartier ?
Le géo-push envoie une notification à une cliente quand son téléphone détecte qu'elle passe à moins de 100 mètres de votre salon, à condition qu'elle ait votre carte dans son Wallet et autorisé la localisation. Pour un coiffeur de quartier, c'est redoutable : votre clientèle habite ou travaille à côté et passe physiquement devant votre vitrine plusieurs fois par semaine. Un message qui s'affiche pile au moment où elle est dans la rue (un soin offert si elle pose un rendez-vous cette semaine, un créneau libre cet après-midi) tombe au moment de décision le plus propice qui soit. C'est de la présence à l'esprit déclenchée par la proximité réelle, sans budget publicitaire et sans intrusion permanente.
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Écrit par Léo, cofondateur de Pépite Pass

J'accompagne personnellement les commerçants et restaurateurs qui digitalisent leur fidélité. Si vous avez une question, écrivez-moi directement, je réponds toujours.

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